Les traumatisés crâniens légers ne sont généralement pas hospitalisés en milieu spécialisé. Après un séjour bref aux urgences, ils regagnent leur domicile et leur réintégration sociale se fait plus facilement. Des perturbations peuvent gêner le quotidien, les consultations du Réseau permettent d’analyser les difficultés et orienter vers une prise en charge si nécessaire.

Pour le traumatisme crânien grave, le parcours s’effectue schématiquement en trois phases successives :

  • Dans un premier temps, le patient est adressé, grâce au SAMU, au service d’urgence adapté le plus proche. A ce stade existe fréquemment un coma. S’il y a nécessité d’une intervention chirurgicale, le patient est orienté vers un service de neurochirurgie. Si non, il est accueilli dans un service de réanimation. Le risque vital peut être important.
  • La seconde phase débute à un temps variable et peu prévisible, quand le patient retrouve une autonomie respiratoire et un début de communication avec l’entourage. L’étape de la rééducation commence. Pour les plus situations plus complexes, il existe entre temps dans notre région des structures d’accueil spécifiques dites d’éveil qui permet un éveil progressif avant l’étape de rééducation. L’éveil peut rester incomplet, même à distance.

La rééducation motrice et neuropsychologique vise la récupération progressive des fonctions, avec l’objectif d’optimiser l’autonomie dans la vie quotidienne. Les troubles cognitifs (mémoire, attention, raisonnement) et comportementaux (énervement, irritabilité, opposition, manque d’initiative et de participation) s’atténuent avec le temps, même s’ils peuvent venir perturber la rééducation, et il est un jour possible d’envisager une sortie hospitalière. Cela se fait par étapes, avec des permissions de week-end de plus en plus prolongées, ce qui permet de tester le comportement en dehors de l’hôpital.

  • La troisième phase commence à partir du retour au domicile, qui a été préparé mais est toujours difficile. La demande d’accompagnement complémentaire reste importante du fait des difficultés cognitives et comportementales perçues au domicile, d’autant plus que celles-ci viennent perturber le noyau de vie antérieur et créer des distorsions entre les personnes de l’entourage.

Pour accompagner à la réinsertion sociale et/ou professionnelle des personnes qui gardent des difficultés à distance existent des établissements médico-sociaux spécialisés. Des consultations de suivi spécialisées peuvent se mettre aussi en place par le Réseau dans cet objectif aussi d’accompagner vers un projet de vie adapté au handicap.